Pas une tête ne doit dépasser

Publié le 10/09/2009 à 00H00
Aucun regret d'avoir refuser de se prêter à une parodie de dialogue social lors de la visite du Président de la République à l'usine de Faurécia dans l'Orne. Comme le dit très justement la section CFDT de l'établissement, on ne retiendra hélas, de cette visite, que la polémique sur le casting des participants choisi en fonction de leur taille. Pas une tête ne doit dépasser.....vous pouvez visionner la vidéo pour vérifier.
Pas une tête ne doit dépasser
Pas une tête ne doit dépasser
Aucun regret d'avoir refuser de se prêter à une parodie de dialogue social lors de la visite du Président de la République à l'usine de Faurécia dans l'Orne. Comme le dit très justement la section CFDT de l'établissement, on ne retiendra hélas, de cette visite, que la polémique sur le casting des participants choisi en fonction de leur taille. Pas une tête ne doit dépasser.....vous pouvez visionner la vidéo pour vérifier.

Suite à la visite du Président de la République sur le site de Faurécia, la section syndicale CFDT a fait un compte rendu dont nous livrons une majeure partie. Pour sa part la CFDT avait décidé de ne pas assister à une parodie du dialogue social dans le cadre d'un déplacement au pas de charge.


La CFDT de Faurécia déçue

Nous aurions préféré que les médias s’intéressent beaucoup plus au discours tenu par le Président de la République que s’intéresser à la taille des salariés.

 
Extraits du Discours du Président:
 - 'La crise est Economique et Stratégique. Je ne peux pas concevoir et accepter qu'avec nos 2 constructeurs Français, la France soit importatrice de véhicules'.
 - 'Nous fabriquions 3,5 millions de véhicules en 2004, nous n'en faisons plus que 2,5 millions en 2007'.
 - 'Je peux comprendre qu'on fabrique là où on a besoin, exemple en Inde ou en Asie, mais pas pour revendre en France. (en clair, arrêtons les délocalisations qui ramènent les produits venant de l'Est en France)'.
 - 'Je me battrai pour que nous gardions nos usines, notre Industrie. La France ne peut pas être un désert Industriel'.
 - 'Je ne laisserai pas racheter les Entreprises Françaises à n'importe quel prix et nous ferons tout pour garder les entreprises stratégiques'.
 - 'Nous devons réconcilier la France avec le capitalisme familial par le biais du maintien des PME et des PMI. L'Entreprise et l'investissement doit être fait par des entrepreneurs locaux et non par des gens qui sont à plusieurs milliers de kilomètres'.
 - 'La Recherche & Développement, je ne la laisserai pas partir, au contraire nous devons mettre le paquet dans l'investissement'.
 - 'Nous avons mis une enveloppe de côté de 20 milliards €, Monsieur le Président (de Faurecia) si vous avez besoin de capital n'hésitez pas à me le demander'.
 - 'La crise, on en sera sorti lorsque le chômage aura régressé. Qu' on nous dise qu' ailleurs la crise est pire que chez nous, les Français s'en moquent, ce qu'ils veulent c'est de voir que nous allons mieux'.
 - 'La taxe professionnelle tue l'usine, il faut la supprimer car elle tue l'emploi, c'est mon choix, c'est ma stratégie'.
 
L'analyse de la section CFDT

Ces points annoncés par le Président sont dans l'ensemble très positifs, ils étaient une demande forte des Organisations Syndicales mais aussi des salariés de toutes les entreprises et encore plus de celles qui connaissent des difficultés. Mais au delà des mots, nous attendons des actes et pas que des promesses.

Lors des Etats Généraux de l’automobile qui se sont tenus en début d’année à BERCY , nous attendions déjà des mesures concrètes or qu'avons nous constaté par la suite, des plans sociaux, des licenciements,  des fermetures de sites et du chômage partiel.

 Nous ne pouvons pas oublier les difficultés de fin 2008 et de début d'année 2009 des sites de Faurecia, 1215 suppressions d'emplois (dont 255 sur la seule usine de Flers), chômage, fermeture du site de St Nicolas de Redon (usine modèle de Faurecia).

La CFDT a présenté une alternative à la Direction, comme au porte parole de l'Elysée pour défendre la R&D de Brières mais aussi le secteur prototypes de Flers. L'écoute a été polie mais la réalité c'est que les mesures annoncées se sont produites.

Alors Mr le Président nous attendons des actes.
 
Sur le reste du discours, la CFDT Faurecia de Flers reste plutôt déçue et en désaccord notamment sur l'apprentissage et la formation tout au long de la vie et de la carrière professionnelle; là non plus, pas d'informations.

En conclusion, malgré le show médiatique du Président, la CFDT espère que sa venue entraînera des points positifs pour Faurecia, pour Flers et pour la région de Basse Normandie.

La Section Syndicale CFDT. (extraits du compte rendu de la visite du Président de la République)

 

 


Pour en savoir plus

sur la polémique lié à la taille www.rue89.com/2009/09/07/petits-salaries-a-faurecia-une-requete-de-lelysee

 


 


Visite du président de la république à Faurécia