Nos comptes

Publié le 21/02/2013 à 17H04
Les cotisations, gage d'indépendance. Comme chaque année, la CFDT publie ses comptes.Comme haque année, les cotisations et autres ressources internes assurent près des trois quarts du budget confédéral.

Seule de toutes les organisations syndicales à jouer la transparence, la CFDT communique, comme chaque année, le détail de son budget. À l'examen des comptes de l'année passée, un premier chiffre se détache : 65,11. Autrement dit, en 2006, la CFDT a collecté 65,11  millions d'euros de cotisations (actifs et retraités). Le nombre des cotisations réglées par les actifs est en légère baisse par rapport à 2005 (-0,45 %).
Sur la base de huit « timbres » mensuels par personne, cela correspond à 803 635 adhérents (ayant versé une cotisation mensuelle moyenne de 10,82 € en moyenne, soit une augmentation de 2,04 % par rapport à 2005). Pour les actifs, une cotisation correspond, en général, à 0,75 % du salaire net annuel (primes comprises), que l'adhérent verse à son syndicat de base, lequel fait remonter cette somme au SCPVC, service chargé de redistribuer l'argent entre les différentes structures, comme le stipule la « charte financière » votée par le congrès confédéral. Pour les retraités, la part est de 0,50 % (depuis le 1er janvier 2007).
Les 65,11 millions de recettes sont répartis ainsi : 18,72 millions pour les syndicats de base, 15,64 millions pour les fédérations, 12,19 millions pour les unions régionales et 18,5 millions pour l'échelon national.
 

Une autonomie financière élevée. Preuve de l'indépendance de la CFDT, les cotisations constituent, avec 18,85 millions, l'essentiel des ressources de la confédération (29,91 millions au total) . Si l'on y ajoute les produits financiers (4,39 millions d'euros), les ventes (publications, guides juridiques) aux adhérents et aux structures (5,33 millions d'euros), les indemnités des membres du Conseil économique et social (0,61 million d’euros) et le bénévolat militant (0,71 million d’euros), la CFDT affiche un niveau élevé d'autonomie financière puisque 73 % de ses ressources sont d'origine interne.
Quant aux « moyens externes », soit 11,27 millions (sur un total de 41,19), ils proviennent de la publicité dans CFDT Magazine (0,19 million d’euros), de subventions ministérielles pour la formation et les études (4,82 millions), de la mise à disposition de salariés dans le cadre du droit syndical (2,63 millions) et de sommes provenant des institutions paritaires (Sécurité sociale, Unedic, formation professionnelle) où siègent des administrateurs CFDT (3,63 millions).
 

Les postes budgétaires de la confédération. Environ 45 % correspondent au financement de son fonctionnement et de ses activités: salaires du personnel, actions syndicales (manifestations, rassemblements, négociations, congrès, colloques...), réunions des instances, information interne. Les autres dépenses concernent la formation syndicale et les études (15 % du total), la politique de syndicalisation (2 %) et l'aide à la structuration du syndicalisme dans les pays émergents (1 %). Le reste de l'argent est consacré à deux grandes catégories d'interventions, qui mobilisent chacune 18 % du budget. Le premier type d'action concerne l'information avec, pour l'essentiel, la diffusion de CFDT Magazine et de Syndicalisme Hebdo. Le deuxième volet correspond à la Cnas (Caisse nationale d'action syndicale), un outil qui permet d'indemniser les journées de grève et de prendre en charge de nombreux dossiers juridiques, individuels ou collectifs. Ainsi, les cotisations, qui assurent la majeure partie des ressources de la CFDT et contribuent à garantir son autonomie, reviennent, sous différentes formes, à ceux qui les versent, à savoir les adhérents.