Prime à la naissance

Publié le 10/02/2016 à 15H49
Il faut revenir à un versement avant l’arrivée de l’enfant

La prime à la naissance a pour objet d’aider financièrement les familles en leur permettant de faire face aux dépenses liées à l’arrivée d’un enfant. Soumise à condition de ressources, cette prime, d’un montant de 923,08 euros par enfant, concerne 616 000 enfants. Auparavant, cette prime était versée au cours du septième mois de grossesse.

Pour de pures raisons de trésorerie, depuis 2015, la prime à la naissance est versée lors du second mois civil qui suit la naissance. Aujourd’hui, le bilan est clair : pour certaines familles, ce report de versement constitue une difficulté financière et retarde l’achat d’équipements indispensables pour accueillir un enfant, notamment le premier.

Des solutions palliatives ont été proposées par le Conseil d’administration de la Caisse nationale d’allocations familiales (CNAF): aides financières individuelles ou prêts. Ces mesures sont nécessaires mais néanmoins très imparfaites car elles créent des disparités de traitement selon les CAF ou selon le niveau d’information des familles.

Ces mesures ne peuvent que rester provisoires. Le Gouvernement doit trouver une solution pérenne et juste au vu de l’impact social de cette mesure de trésorerie.

Pour la CFDT, le versement de la prime de naissance après l’accouchement n’est pas acceptable. La CFDT demande donc que la date du versement de la prime de naissance soit remise au septième mois de grossesse afin que les familles puissent anticiper et préparer sereinement l’arrivée de chaque enfant.

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